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Le rapport d’activité n’est pas un procès-verbal d’AG

Rayonnage de livres anciens dans une bibliothèque

L’assemblée générale a besoin d’un compte rendu. Le rapport d’activité a besoin d’un angle. Confondre les deux documents fatigue les bénévoles qui les rédigent et les lecteurs qui les reçoivent par courrier.

Un angle tenable tient en une phrase que le président peut dire sans notes. Exemple : « Cette année, nous avons cessé d’empiler les ateliers pour tenir trois lieux d’écoute ouverts le samedi. » Tout le rapport s’organise ensuite : ce qui a été arrêté, ce qui a été ouvert, ce qui a coûté, ce qui reste fragile.

Les pages « nos partenaires » gagnent à citer un fait plutôt qu’un logo. « La caisse d’allocations a financé le créneau du mercredi » est plus honnête qu’une frise de marques. Les financeurs qui exigent le logo l’auront en quatrième de couverture ; le corps du texte peut rester une narration.

Nous voyons souvent des associations de l’Est lyonnais livrer vingt-huit pages en mai pour une AG de juin. Le calendrier impose alors de coller des comptes rendus de réunions. Mieux vaut décider l’angle en janvier, collecter trois scènes de terrain au printemps, et écrire en avril. Le document raccourcit, et les questions en AG portent sur le fond.

Signal Port Core n’imprime pas ces rapports. Nous aidons à tenir l’angle lorsque le conseil d’administration veut encore tout mettre « pour que personne ne soit oublié ». Oublier est parfois la condition d’une lecture.

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